5 conditions

Il y a 5 conditions pour que se développe la dictature :
– la présence d’un vieux salaud sans scrupule ou d’un jeune loup dévoré d’ambition !
– l’existence d’une milice toute dévouée au dictateur et jouissant de l’immunité.
– un système de propagande efficace utilisant les supports adéquats.
– la désignation d’un groupe social servant de bouc émissaire.
– la complicité des grandes fortunes.

 

Le génie désespéré

Vincent VAN GOGH

Un génie désespéré

Après la révolution impressionniste, trois peintres ont un rôle déterminant dans les grandes tendances qui vont se développer au tournant du siècle et au début du XXème.

– Paul Cézanne, dont les mises en valeur des constructions vont préfigurer le CUBISME.

– Paul Gauguin, avec la généralisation des thèmes exotiques et des pays lointains mais également l’emploi des aplats de couleur.

– Vincent Van Gogh, de son geste impulsif, de son expressivité colorée surgiront l’expressionnisme allemand, et même le fauvisme.

Son audace folle de projeter sur la toile, en les symbolisant, ses angoisses et ses attentes désespérées inspireront de nombreux peintres au XXème siècle.

Vincent est mort à 37 ans, miné par une vie de misère où il n’a pas toujours mangé à sa fin, une courte de vie de peinture acharnée, dévoré de l’intérieur par un immense besoin d’amour que son caractère ombrageux a bien souvent rendu impossible!

Ne prenez pas Vincent comme un artiste fou, maudit, il était parfaitement conscient de son histoire, de sa destinée et bien sûr désespéré de constater que sa peinture à laquelle il a voué plus de 10 ans de sa vie, n’a pas pu lui assurer sa subsistance.

Van Gogh est en état de survie permanente. Est-ce pour cette raison qu’il était tant en empathie avec les pauvres gens, les miséreux, les travailleurs manuels, est-ce pour cela qu’au bout de sa route il a fait éclater sur ses toiles autant de couleur et de lumière ?

« Eh bien, mon travail à moi, j’y risque ma vie et ma raison y a fondu à moitié »

« J’ai une fureur sourde de travail plus que jamais. Et je crois que ça contribuera à me guérir. Peut-être m’arrivera-t-il une chose comme celle dont parle Eugène Delacroix « j’ai trouvé la peinture lorsque je n’avais plus ni dents ni souffle » dans ce sens que ma triste maladie me fait travailler avec une fureur sourde – très lentement – mais du matin au soir, sans lâcher, et, c’est probablement là le secret, travailler longtemps et lentement »

L’art, ultime recours contre le désespoir !

(en illustration : « Les mangeurs de pommes de terre » tableau réalisé par Vincent en 1885)

Un air plus pur … pour 2026 !

Chacun recèle en lui-même une part de mystère,
Un territoire inconnu, inviolé.
C’est un marigot nauséabond, disent certains,
De l’eau noire et boueuse qu’il ne faut pas troubler !
Je préfère penser que c’est une étendue de neige
Qu’aucune empreinte n’a perturbée,
Qu’aucune trace n’a maculée.
Alors que 2026 soit pour nous l’occasion
D’ explorer cette contrée
Si proche et si lointaine,
Où les montagnes sont plus blanches,
L’herbe est plus bleue
Le ciel est plus rouge
Et l’air plus pur !
Bonne année.

Enfin, une bonne nouvelle !

Ne boudons pas notre plaisir !

En cette fin de triste année, libération en Tunisie de l’avocate Sonia Dahmani, incarcérée depuis 18 mois pour « délit d’opinion » !!!

A 60 ans les conditions de détention ont sérieusement dégradé sa santé !

Elle reste « en liberté conditionnelle », c’est-à-dire qu’à la moindre parole qui ne plairait pas à ce régime devenu dictatorial, retour en prison !

(portrait au crayon pastel sur papier noir)

(suite et fin)

Dans ce flot d’images ininterrompu qui nous accrochent, nous agressent, nous séduisent ou nous violentent, quelle chance a le peintre de retenir l’attention du spectateur, au-delà d’un quart de seconde ?

Les foules se pressent aux Grandes Expositions (« Hokusaï » récemment à Nantes) ;  la contemplation de ces « Grandes Oeuvres » aide-t-elle à mieux appréhender, à mieux définir ce qu’est la BEAUTE pour chacun d’entre nous ? Je l’espère vraiment.

Mais ça ne me semble pas suffisant. La médiation, dans le domaine de l’art pictural, suppose de s’appuyer non pas sur la pensée dominante, celle des « grands critiques d’art » qui dans l’histoire se sont souvent trompés, mais sur l’effort demandé à chacun d’aller chercher en soi les correspondances implicites, les attentes inassouvies, les désirs secrets.

C’est ainsi que la contemplation d’un tableau peut nous aider à creuser en nous-mêmes pour y chercher ces sentiments cachés, refoulés, oubliés, ceci à la condition de faire « corps » avec le peintre !